21 janvier 2008

Bonne année 2008 !

Bonjour à tous !

Nous vous souhaitons une très bonne année 2008, pleine de joies, de découvertes et de paix.

Ici, les fêtes se sont bien déroulées. Vincent avait pris quelques jours de vacances, ce qui nous a permis d’aller faire le plein pour notre garde-manger le 24 décembre : direction Kasama, à 210km de Mpika, où on trouve un supermarché, un vrai. On y a acheté des carottes, des courgettes, une aubergine (pas très en forme, l’aubergine, mais bon…), des haricots verts, on a failli craquer devant le raisin mais on a tenu bon (le prix nous a un peu aidés…) et on a même acheté du bacon et des yaourts… Le grand luxe, quoi.

Sur le trajet du retour, on s’est arrêtés pour acheter des champignons. Avec le début de la saison des pluies, on en trouve beaucoup, et il y a plein de gens qui les vendent aux rares autos qui passent. Certains specimens font presque la taille d’une roue de bicyclettes, mais on a préféré en prendre des plus petits, qui faisaient quand même facilement 20cm de diamètres.

Le soir, Claire-Marie a rangé toutes les courses et fait la distribution générale (on avait eu pas mal de commandes car nos voisins savaient qu’on allait faire des courses) pendant que Vincent accompagnait dès 16 heures notre curé pour dire la messe de Noel dans une “outstation”, un poste avancé de la paroisse. Celle-ci s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres, donc les prêtres et les soeurs de la paroisse s’étaient répartis un maximum de “outstations” pour être proche des paroissiens, surtout en cette saison des pluies où il est difficile de se déplacer.

Les chapelles des outstations sont très modestes (murs de briques et toits de tôle), avec une hutte miniature (murs en torchis et toit de chaume) qui fait office de tabernacle. Les gens étaient ravis de recevoir le curé et se fut la fête malgré une averse digne du Déluge.

A Chilonga, moins de surprises, mais autant d’eau, le chemin qui dessert les maisons faisait office de ruisseau, ce qui pose de graves cas de conscience du type “je sais qu’il y a un trou dans ce coin, mais où exactement ? (Plouf !) ah, il était là !”. L’enjeu n’étant pas de passer au sec, mais de passer au moins profond…

 

Le 25, petit repas en amoureux, avec toutes les bonnes choses rapportées la veille et celles qu’on avait reçues par colis (foie gras, douceurs et autres). Le soir, fiesta avec les prêtres de la paroisse, notre administrateur apostolique (hein ? c’est quoi ça ? C’est un prêtre qui remplace un évêque en attendant la nomination du nouvel évêque), Pauline et Lonnie, Father Thomas, et le nouveau médecin congolais. Des zambiens, un polonais, un canadien, une néerlandaise, un américain, un allemand, un congolais et des français…

Nouvel An fut très calme, nous sommes allés à la messe à Chilonga, et notre curé est venu après le dîner pour une partie de carte. On s’est couchés bien avant minuit, et bien sûr, on n’a pas été réveillés, parce qu’ici, ce n’est pas une grande fête, on ne voit pas trop l’utilité de rester éveillés juste pour regarder les aiguilles de l’horloge afficher minuit…

Depuis, on a tous les deux repris le boulot, et on se rend compte que 2008 sera pour nous l’année du retour. Ca nous paraissait tellement loin quand nous sommes partis ! Mais maintenant, nous sommes à plus de la moitié du séjour, on entre dans l’année du retour, le diocèse vient de recevoir un nouveau volontaire (un allemand qui fait son service civil en coopération), l’hôpital a un nouveau médecin. Bref, on n’est plus les petits nouveaux, et on commence à compter ce qui nous reste comme mois en zambie et non ceux que nous y avons passés.

Beaucoup nous demandent si on est pressés de rentrer on désespérés de quitter la Zambie. Pour l’instant, les deux, vraiment. On ne s’ennuie pas ici, on continue à apprendre tant de choses, mais en même temps, on réalise à quel point on sera heureux de revenir.

Voilà, je profite de ce message pour remercier tout ceux qui nous ont envoyé des voeux, on vous remercie du fond du coeur et on s’excuse de ne pas pouvoir vous répondre individuellement, mais entre le travail et les coupures d’électricité (20 heures d’affilée ce week-end), on a vraiment du mal.

A la prochaine, on va essayer de ne pas vous laisser tomber trop longtemps cette fois…

PS : les commentaires sur un message de ce blog sont fermés après quelques temps (2 ou 3 semaines) donc si je ne mets pas de messages régulièrement, pas moyen pour vous de nous écrire, sorry !

 

 

12 décembre 2007

Nos précédents rapports missionnaires

Bonjour à vous !

 

Vincent et moi venons de finir notre cinquième rappot missionnaire. En effet, nous écrivons à nos parrains tous les 3 mois pour leur donner des nouvelles de nos missions.

 

Mais pour ceux que ca intéresse, je mets en ligne nos anciens rapports (sans les photos, sorry !).

 

Et pour ceux qui se plaignent que les photos sont trop rares sur ce blog, je tiens à préciser que la connection internet est lente, ici, mais leeeeeeennnnnnte ! Et en plus, il y a les éternelles coupures de courant, un truc à vous rendre fou, surtout en pleine saison des pluies avec parfois une dizaine de coupures dans la journée...

 

Nos rapports :

 Zambie - Gendrins - n°4 sans images.doc


 rapport missionnaire 3 sans images.doc

 rapport missionnaire N°2 sans images.doc

 rapport n°1 sans images.doc

D'un monde à l'autre...

Quand le courant ne passe pas…

Un hôpital de mission espérait depuis plusieurs années être connecté au réseau d’électricité zambien. A la fin du mois d’Août, le raccordement fut fait, au milieu de la liesse locale. 10 jours plus tard, le transformateur tout neuf est mis hors d’usage, sans doute à cause d’un court-circuit majeur. Délai de remplacement annoncé : 3 mois. Au regard de quelques années d’attente, ce n’est pas grand’chose, finalement…

 

Une consigne d’hygiène élémentaire

Dans les toilettes de femmes, à la station essence de Kapiri Mposhi, il y a cet écriteau : « Sit on the toilet, do not stand on it » (asseyez-vous sur les toilettes, ne soyez pas debout dessous). Si cela vous surprend, imaginez le désarroi d’une zambienne qui n’a connu jusqu’alors, comme latrines, qu’un trou dans le sol entouré d’une palissade d’herbes hautes ! Un mode d’emploi peut s’avérer utile, voire nécessaire…

 

26 novembre 2007

Bella et le cobra

Ca, c’est un titre accrocheur, n’est-ce pas ?

Bon alors, pour ceux qui ne suivent pas, Bella, c’est le nom du chien, et un cobra, hé bien c’est un serpent qu’il est très méchant et pas beau.

Mais venons-en aux faits, car je sens déjà vos mains trembler et vos coeurs palpiter (attention, Michel, vous n’avez pas le droit de palpiter, vous…).

Il y a quelques jours, vers 5 heures du matin, notre chienne se met à aboyer. Les chiens de notre quartier aboient toute la nuit, mais Bella a été à rude école et se tient sage jusqu’à notre réveil, normalement. Vincent a donc cru à un caprice et se lève pour aller corriger la polissone. Mais voilà, en entrant dans l’abri qui lui sert de niche, il découvre un chien terrorisé qui lui file entre les jambes à toute vitesse, et, enroulé sur une pierre un serpent qui lui crache dessus.

… petit moment de panique…

Vincent sort précipitamment de la niche et revient avec son épouse après avoir abondamment lavé le bras un peu touché par les crachats du serpent. Il faut dire qu’ici, on avait beaucoup entendu parler du cobra cracheur, qui crache dans les yeux de sa proie pour l’aveugler et la mordre ensuite…

Après moults essais, nous abandonnons la stratégie du balai-avec-une-fourchette-scotchée-au-bout (voir l’épisode de la chasse au serpent dans les WC) car on ne peut pas approcher le serpent assez pour lui porter un coup fatal sans être nous-mêmes en danger. On passe alors à la technique de la lapidation, pas très humaine, mais bon…

On finit par immobiliser la queue de l’animal (qui crachait tout ce qu’il pouvait) sous une grosse pierre et là, on le voit qui se dresse de toute sa hauteur, et son cou qui se déploie pour prendre la forme caractéristique d’un cobra. Cette fois, le doute n’était plus permis.

Finalement, nous l’avons achevé d’une pluie de pierres sur la tête.

Ce n’était pas un très gros serpent (1m20 de longeur maximum), et nous savons maintenant que les cobras cracheurs sont vraiment dangereux seulement pour les chiens et les poulets, parce qu’ils sont trop petits pour atteindre les yeux des hommes.

... ... ... 

Je me relis et je me dis que cette dernière phrase est le sommet de ce qu’on peut atteindre dans le genre “aventurier blasé” : “Non, tu sais, le cobra-cracheur, on en fait toute une histoire, mais c’est vraiment une pauvre bête, tu sais …”

Ou alors, on est devenus de vrais zambiens de Zambie…

On déménage…

Coucou les amis !

Voici l’actualité chilongaise du moment : Pauline est en vacances pour 5 semaines, et Vincent gère à nouveau l’hopital tout seul. Même plus peur, maintenant… Un peu fatiguant quand même, mais les femmes enceintes d’ici sont pleines de bon sens et de bonne éducation, et elles choisissent d’accoucher normalement et dans la journée, ce qui facilite pas mal les nuits du Docteur.

Mais Vincent ne va pas rester seul médecin longtemps : en effet, pendant nos vacances, le Conseil de Direction de l’hôpital a recruté un autre médecin, puisque Pauline compte passer la main sur sa mission de Directrice en Mars 2008. Elle restera, mais commme simple médecin.

Le hic, c’est que nous occupions la “maison du Directeur”, seule maison libre à notre arrivée, alors nous avons dû faire place nette.

Le deuxième hic, c’est qu’on nous avait dit que le nouveau docteur arrivait Lundi ; la maison où nous devions nous installer devant être libérée le Vendredi, Vincent et moi pensions avoir deux jours pour tout faire. Et voilà qu’on nous annonce le Samedi matin que le médecin arrive le soir même ! Dans la foulée arrivent les femmes de ménage et les ouvriers de l’hôpital pour nous aider à déménager, mais rien n’est prêt !

Ca s’est passé à la zambienne, dans le désordre et la bonne humeur, dans le stress pour nous et la joie pour eux de partager de bons moments avec les deux Blancs de service (moments de pause, moments de ménage où le Docteur prouve aux femmes de ménages qu’un médecin français digne de ce nom à des compétences absolument insoupçonnées : serpillère, balais, éponge… quel homme !).

Cela dit, le soir même, on était épuisé.

Nous voici en tout cas dans notre nouvelle maison, et là, fidèles lecteurs, préparez vos mouchoirs : nous sommes passés d’une maison de 240m2 (approximation) avec 4 chambres, un salon, une immense cuisine etc… à une maison de 120m2, avec 3 chambres seulement ! L’horreur, quoi…

Sans rigoler, il est bon pour nous de nous réhabituer à des plafonds à des hauteurs raisonnables, des couloirs où l’on peut toucher les deux murs en même temps et des cuisines un peu moins spacieuses si l’on veut pouvoir un jour se réinstaller en France… Et puis, ça fait moins de ménage…

Avec notre réinstallation, on redécouvre les joies du bricolage. Par exemple, nous n’avions pas d’eau dans la maison mais dans le jardin, un tuyau béant fuyait continuellement… Qu’à cela ne tienne, avec un peu de scotch, un peu de ficelle, un tuyau d’arrosage, et pas mal de débrouille, nous voilà équipés de l’eau courante dans la salle de bain ou la cuisine (selon les besoins, branchement à effectuer dans le jardin). Pourquoi ce tuyau coule abondamment presque tout le journée alors que nous avon eu un petit filet pendant 10 minutes au robinet de notre cuisine reste un mystère complet, d’autant que les deux robinets sont presque à la même hauteur… C’est le charme de la vie ici : mystères et bricolages…

En tout cas, on en aura des souvenirs dans la maison précédente, et je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer un petit dernier : Bella et le Cobra…

 

PS : pour la surprise, elle n'a pas eu lieu, on espérait pouvoir aller au North Luangwa National Park, un parc très select juste à côté de chez nous, mais c’était un peu compliqué notamment à cause de la météo, alors on remettra ça lorsque nous recevrons nos prochains visiteurs… (avis aux amateurs)