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27 octobre 2007
les parents sont la !
Ca y est, les mickmack sont bien arrives, nous sommes a livingstone dans un guest house 'branche', apres un voyage sans probleme. Bises a tous.
Vincent.
18:16 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19 octobre 2007
Au Sud, il fait chaud
Bonjour, amis qui marchez la tête en haut. Ici, on marche toujours le tête en bas, et ça doit être le sang qui nous monte à la tête, mais il commence à faire chaud.
On est bien content d’être à Mpika, l’endroit le plus froid de toute la Zambie, grâce à un vent parfois désagréable en froide saison, mais bienfaisant en ce moment.
Arrivés, il y a un an. nous voilà à mi-parcours de notre aventure, figurez-vous. On pensait à cette occasion recevoir quelques dizaines de caisses de Champagne de votre part, mais elles ont dû se perdre dans le transit… Ah, la Poste zambienne…
Quelques nouvelles des semaines précédentes :
Nous avons accueilli Anna, une jeune allemande qui a passé son bac en Juin 2007, et qui a decidé de ne commencer ses études qu’en Octobre 2008, pour se donner un an pour voir le monde. Comme son oncle et sa tante habitent Lusaka, elle est venue faire un petit bout de chemin en Zambie, et de fil en aiguille, s’est retrouvée chez nous pour un stage de découverte à l’hôpital. Elle a trouvé ça intéressant, mais a très peu apprécié la performance des sages-femmes qui ne se comportent pas exactement comme leur consoeurs européennes.
Ici, un accouchement, c’est plutôt banal, un bébé aussi, alors on va pas en faire tout un fromage, hein. Et si la Maman a mal, elle n’a qu’à pousser plus fort au lieu de de plaindre. Et si elle pleure, c’est une mauviette, c’est tout…
Vincent a vraiment trouvé son rythme de croisiére, et Claire-Marie a la chance de recevoir des compliments à son sujet chque fois qu’elle prend quelqu’un en stop, maintenant. Il est devenu une sorte de star dans son domaine, qui est déjà réservé aux-demis-dieux, pardon, aux médecins… En fait, comme il prend le temps de bien expliquer les choses aux patients et qu’il est prêt à poser 200 questions au malade s’il le faut pour faire un bon diagnostic, les gens l’apprécient énormément. Dans ce pays où tout tourne autour de la relation, du respect, beaucoup de gens sont surpris de voir un médecin, et blanc de surcroît, leur accorder tant d’importance. Ajoutez à cela que les Bembas sont morts de rire chaque fois que le Doc essaie de parler leur langue, et qu’ils ne comprennent pas pourquoi quelqu’un de son statut est toujours en train de courrir, et vous avez tous les ingrédients de la réussite : charisme, charme et mystère…
Claire-Marie, quant à elle, revient d’un voyage à Mulilansolo, dont elle revient un peu frustrée. Tant de choses sont à faire là-bas ! Et puis, il y aussi, bien sûr ce qu’on aurait pu y faire et qu’on ne fera pas. L’équipe soignante est adorable mais un peu à côté de la plaque, toute en générosité et dévouement mais sans le moindre professionalisme. Les comptes ne sont pas tenus, personne ne sait où sont les clés des bâtiments, le fuel est stocké avec la farine de maïs, les batteries ont explosé dans doute à cause d’un branchement inadapté etc… Pas mal de choses à revoir, donc, mais un bon moment tout de même.
Au niveau national, l’actualité, c’est que la Zambie va se doter d’une nouvelle constitution. Grand battage médiatique. Surtout depuis que le gouvernement a publié sans consultation prélable un “Constitutional Act”, qui définit la marche à suivre pour la rédaction de cette Constitution. L’Eglise Catholique est totalement contre cet “Act”, pour pas mal de raisons, entre autre le fait que celui qui va la rédiger in fine sera aussi celui chargé de la valider, ce qui pose question. Le Président de la République, Lundi, a innocemment répété à Mgr Mpundu, ancien Evêque de Mpika et nouvel archevêque de Lusaka, que cet Act a désormais force de loi et que le critiquer peut être assimilé à un crime de trahison. Ce à quoi le Monseigneur a répondu que cela le faisait bien rire d’une part, et que d’autre part, il était à la disposition de son Excellence s’il nécessitait des cours de droit…
Bref, maintenant, on va se faire arrêter à tous les checkpoint, comme le disait un employé du diocèse, et plus moyen de négocier les amendes !
Mais c’est chouette, en tout cas, de voir comment les catholiques d’ici s’impliquent dans la politique. Ils profitent de leurs réseaux pour se soutenir mutuellement et tenir tête, une fois de temps en temps, au gouvernement. Mais je vous rassure, la plupart du temps, tout se passe calmement, entre ronds de jambes, sourires, et phrases policées.
Au niveau local, la nouvelle, c’est que Chilonga est en train de refaire entièrement son système d’eau courante. 6 puits viennent d’être creusés (certains à plus de 70 mètres !), et on attend de voir ce qu’ils donnent équippés de pompes.
Et au niveau familial, la nouvelle, c’est qu’on reçoit les parents de Vincent dans quelques jours. Au programme : visite des Vic Falls, rencontre avec les autres coopérants Fidesco, visite de Chilonga, et enfin de Kasanka National Park, le parc où des millions de chauve-souris se retrouvent avant la saison des pluies. On espère qu’elles seront là tôt cette année, pour qu’on puisse en profiter.
Et puis, si tout se passe bien, y’aura peut-être une surprise, mais chut… on vous dira après…
On pense bien à vous, on vous salue bien bas. A bientôt !
15:36 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16 octobre 2007
Une césarienne … à cause d’un crocodile
Aujourd’hui, une jeune femme est arrivée pour un accouchement à Chilonga. C’est son premier enfant et la grossesse se passe bien, mais il y a une forte probabilité qu’elle subisse une césarienne. Pourquoi ?
Parce que quand elle était petite, elle a eu une fracture du bassin à cause d’un crocodile qui l’avait attrapée ! Elle s’en est sortie, mais le bassin est endommagé, alors il se peut qu’elle nécessite une césarienne.
Addendum : en effet, il a fallu faire une césarienne, qui s'est bien déroulée, heuresement !
10:32 Publié dans D'un monde à l'autre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08 octobre 2007
D'un monde à l'autre - Une école de ZEN à Chilonga
Quand on passe l’hôpital de Chilonga, en remontant vers l’Eglise, on peut voir, sur la droite, un vieux panneau métallique sur lequel on distingue : Chilonga ZEN School.
Je me dis souvent qu’il y a beaucoup de choses résumées dans ce vieux panneau.
Les couleurs en sont étranges, ce ne sont pas celles qu’on choisirait en France, mais des goûts et des couleurs, n’est-ce pas... Il est rouillé et mangé dans les coins. Bien sûr avec les pluies qui tombent pendant plusieurs mois chaque année, on comprend, mais tout de même, je crois qu’en Europe, on le retirerait tout simplement au motif que c’est de la contre publicité que d’avoir ce morceau de ferraille en bout de course pour indicateur.
Mais il faut dire aussi que la notion d’indicateur n’est pas forcément une spécialité locale. En France, les choses sont factuelles, concrètes ; on a besoin de gros panneaux qu’on voit de loin pour avoir le temps de ralentir la voiture et ne pas passer le tournant. Ici, les choses sont personnelles, humaines. Si vous voulez savoir où sont tels ou tels bâtiments, vous demandez en passant, comme on va à pied ou à bicyclette, c’est plus naturel. Bref, pas besoin d’un panneau, donc personne ne le lit ni ne le voit de toutes façons.
Et puis surtout, il y a cette chose bizarre : une école de ZEN à Chilonga ? Mais c’est vraiment étrange dans une vieille mission catholique, dans un endroit complètement perdu au milieu de la Province du Nord. En fait, seul le touriste se laisse surprendre. Ici, pour tout le monde ZEN signifie « Zambian Enrolled Nurse ». C’est donc une école d’infirmière. Peut-être certains ne connaissent-ils pas le sens exact du sigle, mais en Zambie, on est habitué à avoir des sigles contenant un Z (ZAWA, ZEC, ZAC, ZESCO, CHAZ…). Il ne viendrait donc à l’idée de personne de croire qu’il y a à Chilonga une école de « zen ».
Enfin, lorsque l’on connaît le sens du sigle, se pose la question du mot « enrolled ». Quelle est donc sa signification ? Il faut savoir qu’en Zambie, il y a deux types d’infirmières. Celles qui sont « registered », dont la formation dure 3 ans et qui peuvent aisément prétendre à des formations de spécialisation technique (chirurgie, anesthésie…) et celles qui sont « enrolled », dont la formation ne dure que 2 ans et dont le diplôme est rarement reconnu à l’étranger. Ce sont donc surtout des ZEN que l’on trouve dans les centres de soins ruraux.
Souvent, en croisant ce petit panneau qui vieillit au bord d’un chemin, je réalise à quel point il est difficle de vous parler de notre expérience. Comment expliquer les différences entre la France et la Zambie ! Tant de choses séparent ces deux mondes !
Alors voilà, c’est décidé, je vais essayer de vous parler aussi des détails, de ces petites choses qui en disent long si on sait prendre le temps de s’arrêter pour les regarder vraiment. J’appellerai ces articles « d’un monde à l’autre » mais je vous préviens, il sera interdit de lire ces petits mots sans bienveillance ni ouverture d’esprit. Parce que certaines choses vous paraîtront ridicules ou même choquantes, j’en suis sûre.
14:17 Publié dans D'un monde à l'autre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Un toit pas comme les autres…
Andrews Motel est un motel du Sud de Lusaka. Il reçoit quelques touristes mais il est surtout spécialisé dans la tenue de congrès, séminaires etc… Il contient un peu plus de 100 chambres, chacune avec 2 lits (souvent, on a donc un coloc lors de ces congrès). Les chambres sont alignées les unes aux autres sur plusieurs rues, et au centre de ses rues, il y a les bâtiments centraux avec les restaurants, les bars et les cuisines. Tout est de plain pied, donc pas plus de 3 mètres de haut. Au dessus de ces bâtiments, il y a un immense toit de tôle, à 8 mètres du sol, soutenu par des piliers de bétons aux coins et sur les longueurs. Ces piliers sont parfois en face des entrées des restaurants, et on a alors aménagé une autre entrée sur le côté, parfois en creusant un peu dans les murs.
Mais à quoi, au juste, sert ce grand toit de tôle ?
Notre hypothèse est que les toits des bâtiments centraux étaient vieux et avaient perdu de leur étanchéité. Le coût d’une réparation étant élevé, on a dû chercher une solution meilleur marché, et c’est ce hangar qui a finalement été choisi.
D’autres hypothèses ?
14:13 Publié dans D'un monde à l'autre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note