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18 juillet 2007
Juste pour rire
- comment on dit “non” en Bemba…
En Bemba, “non” se dit “Awé”, prononcez “aoué”. Mais il faut savoir qu’on ne dit pas non facilement ici, pas à la légère. On y met souvent une pointe de rire à la fin, pour ne pas blesser son interlocuteur et pour laisser passer le tout comme un bonne blague.
Du coup, leur “non” sonne complètement comme un “ah ouais ?” français. Ca me déstabilise complètement à chaque fois, je ne m’y fais pas !
- petite discussion avec un autostoppeur
On papote à propos de son boulot, il me dit qu’il travaille sur un projet de construction. Puis je lui demande si la saison froide va durer encore longtemps d’après lui. Réponse : oh oui, au moins jusqu’à Septembre ! Alors là, je me vois déjà condamnée à plusieurs mois avec ma polaire et couvertures empilées sur le lit, et je lui dis, hyper déçue : ben ça va être long quand même…
Et lui, avec un grand soupir : Ce sera plus court s’ils mettent plus de gens sur le chantier, c’est sûr…
C’est dans ces moments là que j’ai vraiment envie de me mettre sérieusement au Bemba, parce que l’Anglais, on a beau dire, c’est pas la panacée…
- infos souris
Après avoir construit la ligne Maginot le long de la porte de la cuisine, nous sommes heureux de pouvoir vous informer, chers lecteurs, que celle-ci semble résister encore et toujours à l’envahisseur.
Côté Mur de l’Atlantique (sous la baigoinre), c’est moins brillant, hélas, l’ennemi ayant fait une percée (au sens propre). Cette percée étant bruyante, répétitive, et invariablement aux environs de 5 heures du matin, nous avons fini par sévir.
Le plan A consistait à construire une souricière. Voici la démarche : prenez une bouteille en plastique, coupez-la en 2. Rejoignez les 2 morceaux en inversant cette fois le sens du goulot, afin que celui-ci entre dans le fond de la bouteille. On skotche un rabbat sur le goulot, pour que la souris puisse entrer mais pas sortir, on rajoute un petit bout de fromage au fond, et le tour est joué… Bon, ben la souris est venue, elle a vu, et elle a vaincu … le rabat en plastique en le grignotant presque complètement (après avoir grignoté le fromage, cela va sans dire…). Nous sommes donc passés au plan B.
Il vous faut maintenant imaginer Vincent et Claire-Marie, à 5 heures du matin, en pyjama dans la maison où il ne fait pas plus de 10°C la nuit, en train de chasser une souris récalcitrante. Et c’est incroyablement rapide ces petites bêtes. Mais on était à bout de patience, alors elle n’a eu aucune chance.
On l’a attrappée, enfermée pour le reste de la nuit dans un seau, et hier, elle a été relachée dans la campagne, à plusieurs kilomètres d’ici. Bon débarras !
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Voilà, je termine en précisant que nous recevons en ce moment les 2 coopérants Fidesco de Monze, en vacances pour quelques temps chez nous. Ils ont récemment accueillis les nouveaux coopérants (qui iront travailler dans la Copperbelt, dans une université) et sont en train de gérer les dossiers pour les permis de travail des autres nouveaux coopérants qui resteront sur Lusaka. Bref, les anciens sont partis, les nouveaux sont arrivés, nous voilà dans la deuxième phase de notre mission, alors qu’on a tout juste l’impression de s’installer !
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04 juillet 2007
La dure vie du coopérant Fidesco en Zambie
La vie de mission n’a pas que de bons côtés. Par exemple, nous avons dû subir un week-end de 4 jours, puisque le Lundi et le Mardi était fériés en Zambie. Poussés par notre sens du devoir et de l’abnégation, nous avons donc prévu de partir plein Nord, au bord du lac Tanganyika. Je suis sûre que vous compatissez…
Arrivés à Mpulungu, on décharge notre matériel de camping pour monter dans un bateau, et après 25 minutes de trajet, on débarque à Isanga Bay Lodge, où nous plantons la tente au bord d’une plage de sable fin, face au Lac.
Au programme de cette terrible épreuve :
- baignades dans le lac “un peu froid cette année”, au dire des maîtres des lieux (20-25°C d’après nos estimations).
- exploration d’un récif de rochers au tuba, découverte de poissons de toutes les couleurs
- ballade pour atteindre la deuxième plus haute cascade d’Afrique, juste à la frontière avec la Tanzanie. Après 20min de bateau, on accoste près d’un petit village de pêcheurs. Commencent 45 minutes un peu exigeantes, puisqu’il nous faut atteindre le plateau qui surplombe le lac de quelques 400 mètres. Sur le chemin, nous rencontrons quelques jeunes femmes qui montent elles aussi faire des achats de manioc, donc notre groupe s’élargit. On croise quelques singes au loin, et on arrive enfin sur le plateau. On se sépare de nos amies, et après une deuxième heure de marche, nous voici en haut des Kalombo Falls. 80 mètres d’à-pic, avec l’eau qui gronde en arrivant en bas. Un paysage vraiment magnifique !
Voilà, sinon, le Lac Tanganyika, c’est une mer d’eau douce. 600km de long, 100 de large, plus de 1500 mètres de profonfeur à certains endroits… Bref, c’est assez impressionnant, et nous, on avait l’impression d’être au bord de la mer.
Voilà, comme vous le voyez nous traversons des moments particulièrement exigeants, mais nous faisons face, c’est promis !

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